Voyage en Namibie, première partie

Frédéric.S | 6 février 2022 11:11



Cet article change de ceux présents sur le site et se veut comme un récit de mon premier voyage en Afrique en Juin 2021. Ca fait 6 mois que nous sommes de retour en France (ma femme et moi même) et il me semblait important d'écrire et de faire partager ces moments.


Ce voyage s'est déroulé en Juin 2021, nous sommes parti de Francfort-sur-le-Main destination Windhoek en Namibie sur un vol direct de la compagnie Lufthansa. Ce voyage prévoyait 3 jours de chasse à la ferme Okatare, et trois jours de visites comprenant le parc d'Etosha, Twyfelfontein et la capitale.



Jour 1 : Arrivée et trajet jusqu'à Okatare


Nous sommes arrivés le matin à 09h00 à l'aéroport de Windhoek sous un soleil éclatant. A peine au sol, j' allume mon téléphone pour prendre les dernières nouvelles et je reçois un SMS de la compagnie qui nous annonce la perte d'un de nos bagages (Heureusement nous n'avions pas d'armes puisque la location été prévue sur place). Nous récupérons donc ce qui nous reste de valise et prenons la direction de la sortie pour trouver notre guide. Très aimable celui-ci à fait toutes les démarches pour rapatrier notre valise quelques jours plus tard à la ferme. Le voyage de l'aéroport jusqu'à la ferme durera 5 heures mais ébahi par le paysage et les animaux aperçus sur le bord de la route nous ne l'avons pas vu passer. Les routes sont impeccables et la circulation très bonne loin de ce que l'on pourrait s'imaginer de l'Afrique.


Aéroport de Windhoek en périphérie de la capitale


Eglise de Windhoek



Nous prenons la route nord en quittant Windhoek, nous traversons trois villes, Okahandja, Otjiwarongo et Outjo avant de bifurquer sur une piste secondaire (N-E) qui nous menera une heure plus tard à destination. La ferme est une immense propriété clôturée sur plusieurs milliers d'hectares, la piste nous fait passer devant des maisons occupées par les employés avant d'arriver devant une grande maison à l'architecture coloniale. La ferme est autonome avec des puits qui dispatchent l'eau dans la propriété et des panneaux solaires qui alimentent des batteries permettant de disposer d'un peu de lumière en soirée. Les journées seront courtes sur l'autre hémisphère nous sommes en hiver, le soleil se lève à 08H00 et se couchera au alentours de 18H00. Après avoir pris disposition de nos chambres, nous profiterons de la dernière demi-heure de soleil pour régler les armes sur la propriété.

Les chambres de la propriété



Anciennes éoliennes pour puiser l'eau



Réglage des armes au "stand"



Vue de la salle à manger extérieure


Anecdote de voyage: Les repas sont pris à l'extérieur sous un toit de paille (voir photographie ci-dessus). Le repas du midi sera systématiquement un tartare de gibier (Oryx, Kudu, Springboks) accompagné de salade. Le soir sera un repas chaud avec du gibier grillé sur le barbecue.



Jour 2 : Premier jour de chasse


Réveil à 7h00, petit déjeuner et nous partons en 4x4 pour un premier repérage. Le 4x4 nous dépose au pied d'une colline rocailleuse que nous escaladons pour observer le gibier à proximité. Je souhaitais prélever un Oryx, grande antilope emblématique avec ses longues cornes droites.


Vue de notre point d'observation


Philipp, notre guide, aperçoit un mâle sur lequel nous pouvons tenter une approche. Après quelques informations sur la manière de progresser et un cours très intéressant sur la reconnaissance des empreintes, nous progressons entre la végétation essentiellement composée d'herbes sèches et de Mopane.



Empreintes sur le sable en haut à droite on distingue des empreintes de zèbres



Nous marchons plusieurs kilomètres en se faufilant entre les herbes sèches et les arbres, le soleil projetant les ombres des arbres sur nos tenues et accentuant notre camouflage. Soudain, un veau d'Oryx vient à notre rencontre s'en retourne et donne l'alerte, première approche ratée. Nous reprenons un point d'observation en hauteur sur la colline la plus proche. Après quelques minutes d'observation nous découvrons un Oryx allongé au pied d'une autre colline dans une espèce de cuvette qui semblait rentrer un peu dans ce monticule rocailleux. Nous décidons de marcher les 5 kilomètres qui nous séparent de la colline, la contourner, et l'escalader pour se poster au-dessus de l'animal. Après une longue marche nous arrivons à l'endroit souhaité, notre guide passe devant pour entamer l'ascension de la colline, nous suivons derrière lui, la marche sera fermé par l'un des assistants de notre guide. Tout à coup le guide nous averti : "SNAKE", je vois le reptile se glisser à quelques pas de nos jambes, ma femme fait un bond, l'assistant la suit. Grand moment d'émotion qui feront bien rire nos hôtes pour les prochains jours. Encore aujourd'hui je suis incapable de reconnaître le serpent qui venait de passer mais ça restera un des bons souvenirs de notre voyage. Après cet épisode riche en émotion nous reprenons tant bien que mal notre ascension. Nous progressons prudemment et silencieusement sur les rochers pour atteindre le bord de la colline surplombant ainsi les deux Oryx couchés. L'un reste invisible à nos yeux le second caché derrière un buisson. Philipp me dit d'attendre qu'il sorte et de me tenir prêt. L'attente est interminable, je suis en position sur les rochers, la carabine prête à tirer, la main engourdie à force d'être statique. Au bout d'une longue attente, l'animale se lève, je rampe sur ma gauche pour me dégager un angle de tir. Effectuant un tir de haut en bas je remonte mon point de visé légèrement au dessus de l'épaule (quelques centimètres), et tire. Le coup part et vient percuter l'animal à l'endroit visé, l'Oryx s'écroule. Nous attendons quelques minutes en observant les mouvements de respiration de l'animal qui ne tardent pas à s'arrêter et entamons la descente. Prudemment nous nous rapprochons de l'animal en veillant à rester hors de portée d'un coup de corne. Mon premier gibier sur le continent Africain sera cet magnifique Oryx mâle.


En position, nous surplombons l'animale à 50m de lui



Magnifique mâle Oryx



Nous chargeons l'animal sur le pickup Mahindra venu nous récupérer et retournons au lodge pour vider l'animal et prendre le déjeuner. La découpe est impressionante, à plusieurs, chacun a une tâche bien spécifique, ils vident, coupent et dépècent l'Oryx en même temps. Bien entendu, nous aurons la joie de gouter sa chair le soir même. Il me semble important en tant que chasseur de manger ce que l'on tire, ça fait parti du code de conduite que je me suis fixé.


La découpe est impressionante, en quelques minutes l'Oryx sera vidé, dépecé et découpé.


Les après-midis seront consacrées aux randonnées avec un guide. Il nous montrera les empreintes, la propriété, nous effectuerons quelques approches pour le plaisir d'observer les espèces présentes sur le territoire. Nous aurons l'occasion lors des randonnées d'observer Gnou (Wildebeest), Springboks, Waterboks, Bubale (Hartebeest), Impala et grand Kudu. Le territoire est magnifique, nous nous coucherons le soir la tête pleine de rêves, et prêts pour de nouvelles aventures le lendemain.


Observations pendant la randonnée, la nuit est déjà tombante.



Les termitières sont une bonne indication pour se repérer. Elles indiquent le nord.



Les installations sont superbes.




La lecture est déjà bien assez longue, la suite arrive bientôt dans un nouvel article. N'hésitez pas à poser vos questions en commentaires.


MylèneS. 15 février 2022 18:32

Hâte de lire la suite :)



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